Projet

Né en 2015, le projet Trames arborescentes a pour vocation de favoriser, à travers des groupes de travail et des journées d'étude, la rencontre de chercheurs dont l'arbre et l'arborescence sont au centre ou en périphérie des travaux.

Par son suffixe « -escent », le mot « arborescence », du latin arborescere, arborescentem rend compte d’un procédé en cours. Par son radical « arbor », il renvoie également à l’idée d’un réseau formant une image identifiable, l’arbre, à même d’établir des liens cohérents entre un tout et ses parties.

L’arborescence apparaît à la fois comme une image et une structure imagée. D’une part, comme structure imagée, l’arborescence implique par sa croissance le déploiement d’une ligne conductrice, d’un ductus, qui guide l’ordonnancement d’une matière textuelle et/ou iconographique. En effet, l’image des racines, du tronc et des branches permet la mise en place d’un itinéraire visuel, mental et spirituel qui peut guider la compréhension. D’autre part, l’image de l’arbre peut être un outil propédeutique voire métacognitif, au sens où elle constitue une structure propre à favoriser la l’assimilation de savoir. Dès lors, l’image de l’arborescence offre la possibilité d’une compréhension synoptique d’une matière, faisant de l’arbre et de ses composantes des outils propres à la transmission de sapience.

C’est dans une logique réflexive sur la progression que se profile le projet Trames arborescentes : progression physique, systématique, métaphorique, symbolique qui mène par les chemins de la connaissance vers une maturation intellectuelle. Pour tenter de comprendre les diverses occurrences de l’arborescence en histoire de l'art, littérature, philosophie, histoire des sciences et des idées, les processus étudiés pourront être envisagés en synchronie ou en diachronie. Les études que le projet accueille, travaux achevés, intuitions ou ébauches momentanées à approfondir, peuvent porter sur des panoramas généraux, des questionnements épistémologiques ou des évolutions performatives de cas d’étude, qu’ils soient philosophiques, littéraires, linguistiques, historiques, artistiques ou sociétaux.

À travers une réflexion sur la variabilité des formes et des contextes, le projet est l'occasion de réfléchir aux liens visuels, textuels et philosophiques entre images matérielles, métaphoriques et images mentales. Par ailleurs, il repose sur la volonté de s'interroger sur l’efficacité de l’image dans des domaines qui ne sont pas réductibles à l’histoire de l’art et à l’histoire de la littérature afin de chercher à comprendre en quoi l’arborescence, à la fois image et structure imagée, peut être elle-même, à son tour, un outil, un instrument, un moyen de comprendre et de faire comprendre.

 

Organisation

Naïs Virenque, Centre d'Études Supérieures de la Renaissance, Tours

Antoine Paris, Orient et Méditerranée, Paris

 

 

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