Trames arborescentes 3 > Résumés

 

Trames arborescentes 3

Les trames arborescentes, outils d'écriture et de fabrique de

l'histoire de l'Antiquité à la Renaissance

Résumés des interventions

 

 

Penser en arborescence : le plan, la méthode et la fiction du cheminement

Romain Lossec, Professeur de Philosophie, Lycée Marguerite de Navarre, Bourges

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Les arbres du royaume de Dieu. L'image de l'arbre dans les paraboles de l'Évangile selon Marc

Antoine Paris, Doctorant en Langue et Littérature grecques et Études bibliques, Orient et Méditerranée, Université de Paris Sorbonne et Université de Montréal

L’utilisation d’images végétales pour évoquer « le royaume de Dieu » dans les paraboles de l’Évangile selon Marc peut être rapproché de l’image de l’arbre employée pour décrire un royaume, de son apogée à sa chute, comme on la trouve notamment dans le Livre de Daniel. Cependant, par rapport à ce modèle, les paraboles présentent plusieurs originalités. Tout d’abord, le ou les auteurs de l’œuvre ne parlent pas seulement d’ « arbres » mais mettent en place un réseau d’images végétales variées : céréales, vigne, arbuste. De plus, l’image de l’arbre y est présente de façon hybride. Au chapitre 4, le grain de sénevé est à la fois décrit comme un λάχανον, une « plante potagère », et comme un arbre que, botaniquement parlant, il ne pourrait jamais devenir : il « fait pousser de grandes branches, de sorte que les oiseaux du ciel peuvent s’abriter à son ombre » (4, 32). D’une manière similaire, le chapitre 12 superpose une parabole faisant intervenir une vigne et une citation du Psaume 118 relevant du domaine de l’architecture (« la pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle » 12, 10), tout en ménageant des liens entre l’une et l’autre.

Notre hypothèse est que, tout en conservant l’arrière-plan historique et politique de l’image de l’arbre, les paraboles de l’Évangile selon Marc en font un élément d’un réseau vaste et complexe, où l’arbre est transformé par le rapprochement avec d’autres images. Ce phénomène est cohérent avec ce qui est, selon nous, le but des paraboles : décrire la royauté de Dieu en montrant en quoi celle-ci se distingue d’un règne politique et historique. Dans le récit principal, ce règne de Dieu s’incarne en effet dans la royauté paradoxale de Jésus, ouvertement proclamée au moment le moins attendu : lorsque celui-ci est crucifié sous les mots «  le roi des Juifs » (15, 26). Selon nous, les paraboles sont à la fois un moyen de décrire cet événement de la crucifixion et de l’envisager, par-delà la personne de Jésus, comme la royauté paradoxale de Dieu se prolongeant dans la vie des lecteurs.

Palmes et palmiers autour du Misteri d'Elx : un arbre et ses feuilles pour relier les textes, les cultes et les rites de la cité

Sophie Albert, Maître de conférence en Littérature française, EA "Études et édition de textes médiévaux", Université de Paris Sorbonne

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La trame arborescente de la voussure externe du portail central de Saint-Denis, image d'une histoire symbolique du sacerdoce

Élise Vernerey, Doctorante en Histoire de l'Art médiéval, CESCM, Université de Poitiers

Lorsque l’on aborde la question des « trames arborescentes » et de leurs représentations au Moyen Age, il est difficile de ne pas penser en premier lieu au thème de l’Arbre de Jessé. L’image de cet arbre généalogique matérialise la continuité typologique entre les personnages qu’il abrite, rois et prophètes, et aboutit en son sommet à la Vierge et au Christ, leurs descendants. Dans le corpus des représentations de cette image théogonique, le vitrail situé dans la chapelle axiale de l’abbatiale de Saint-Denis est l’un des plus fameux et étudiés. Toutefois, en parallèle à celui-ci, au sein du même édifice, un autre réseau végétal monumental n’a pas retenu une attention semblable. Sur la voussure externe du portail central de la façade occidentale, dix des vingt-quatre Vieillards de l’Apocalypse sont inscrits dans des ramures qui s’entrecroisent et forment des médaillons. C’est l’examen de ce réseau organique sculpté et de sa fonction symbolique que nous proposons de restituer dans le cadre de cette journée d’étude.

Si les Vieillards de l’Apocalypse sont interprétés par les théologiens comme une image du sacerdoce, l’inscription de certains d’entre eux dans une chaîne végétale semble, par l’établissement d’une similitude visuelle avec l’Arbre de Jessé, être le fruit d’une réflexion sur la continuité entre les ministres de l’Eglise : les prophètes de l’Ancien Testament et les clercs de la Nouvelle Alliance. Une comparaison iconographique entre le vitrail et la voussure va dans ce sens, notamment au regard de la mise en relation entre les prophètes et le Saint-Esprit sous sa forme ornithomorphe. Elle ne suffit pourtant pas à embrasser la complexité de l’utilisation de la trame végétale sur le portail. Le motif de la sève qui semble extraite des ramures par deux anges et forme la cavité abritant la colombe et le parallèle avec les bases végétales à grappes sur lesquelles sont juchés les autres Vieillards sont autant d’innovations iconographiques à la signification sacramentelle. Si l’unité des figures sacerdotales, réunies dans le collège des vingt-quatre anciens, est traduite par la similarité des figures, leur répartition dans les branchages ou sur des trônes dénote une différenciation chronologique et fonctionnelle au sein du groupe, qu’il convient d’étudier.

Le motif arborescent de la voussure externe évoque la métaphore paulinienne de l’arbre, symbole du peuple d’Israël, dont à partir des saintes racines certaines branches ont été coupées tandis que d’autres ont été greffées : les chrétiens selon la Foi (Rm 11, 16-24). Appliquée aux prophètes et aux clercs, résumant la totalité de l’histoire ecclésiale, l’allégorie légitime l’action liturgique et le rôle de médiation des moines dionysiens qui occupaient les lieux : ces derniers se représentent eux-mêmes, par le motif de l’arbre, comme les héritiers directs des prophètes.

The cognatic principle on trial: Arbores and kin relations in marriage dispensations from late medieval Florence

Jasmin Hauck, Doctorante en Histoire médiévale, Université d'Eichstätt-Ingolstadt et Università degli Studi Roma III

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La trame arborescente et l'origine du savoir : orientation et méthode d'un outil d'investigation mnémonique au Moyen Âge et à la Renaissance

Naïs Virenque, Doctorante en Histoire de l'Art, CESR, Université de Tours / ATER en Histoire de l'Art médiéval et moderne, Université Lyon III

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Trames arborescentes et généalogie des savoirs médicaux : les enjeux de la description a capite ad calcem

Laetitia Marcucci, Docteur en Philosophie, ATER à l'Université d'Aix-Marseille

[Résumé en attente]

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