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Trames arborescentes 7

Éthique et pratique des trames arborescentes : concevoir et

utiliser des outils en arbre ou en arborescence

en médecine, droit et anthropologie 

Organisation : Naïs Virenque - Antoine Paris - Florian Violon

Date : décembre 2018

 

 

 

Appel à communcations

  

Né en 2015, le projet Trames arborescentes a pour vocation de favoriser, à travers des groupes de travail et des journées d’étude, la rencontre de chercheurs dont l’arbre et l’arborescence sont au centre ou en périphérie des travaux. En décembre 2018, nous consacrerons une journée d’étude aux trames arborescentes du point de vue de ceux qui les conçoivent et les utilisent afin de prendre en charge, de gérer et d’étudier l’humain, la personne et les populations, à savoir les médecins, les juristes et les anthropologues.

De fait, force est de constater que la médecine, le droit et l’anthropologie regorgent d’arbres et d’arborescences qui guident, innervent ou alimentent les habitudes quotidiennes de leurs praticiens : arbres décisionnels, arbres diagnostiques, protocoles arborescents qui jalonnent les couloirs des services d’urgence, arborescences dichotomiques qui peuvent schématiser la binarité du droit, arbres protocolaires, arbres classificateurs ou phylogénétiques appliqués à l’anthropo- ou l’ethnogénétique, ou encore schémas arborescents qui organisent visuellement des rapports de parenté. Originairement fondés sur le modèle formel de l’arbor, un schéma dont l’objectif est de relier entre eux deux ou plusieurs éléments selon des critères précis de manière à produire du sens, l’arbre et l’arborescence assurent une fonction de diagramme ou d’organigramme. D’un point de départ dérivent plusieurs divisions et subdivisions via des éléments graphiques délinéateurs – branches, lignes, flèches ou autres – afin de conduire celui qui en use à la plus grande précision et à la plus grande efficacité éthique et pratique. Qu’ils soient matériels ou mentaux, graphiques ou métaphoriques, les arbres et les arborescences peuplent le quotidien et l’environnement visuel des médecins, des juristes et des anthropologues, en soulevant des problématiques concrètes lorsque vient le moment de leur confrontation avec des « cas » vivants et/ou organiques.

C’est sur la nature de la conception et de l’usage de tels arbres et arborescences par ceux qui étudient l’humain dans ce qu’il a de plus idiosyncratique (son corps, sa personne, ses origines, sa position dans la société) que nous souhaiterions nous interroger. De fait, les praticiens qui y recourent les conçoivent et les utilisent dans des cas spécifiques, selon des critères précis et au sein de pratiques fermement définies et délimitées. En outre, les éléments visuels et graphiques auxquels ils recourent schématisent les modalités de l’action que les diagrammes en arbre ou en arborescence reflètent ou appellent. Les branches reposent-elles sur des rapports de cause à effet entre deux feuilles et/ou fruits ? L’arbre se parcourt-il de haut en bas, de bas en haut, de gauche à droite, de droite à gauche ; pourquoi et selon quels présupposés éthiques et pratiques ? Que représente chaque étape du cheminement arborescent ? Qu’apportent l’arbre et l’arborescence à la pratique de la médecine, du droit et de l’anthropologie ? Quelles sont leurs caractéristiques, leurs singularités, leurs limites ? Font-ils l’objet d’un enseignement universitaire spécifique ou reposent-elles sur le principe d’une reconnaissance et d’une compréhension visuelles spontanées, habituelles, communes ? Où les trouve-t-on ? Innervent-ils l’environnement visuel des praticiens ? Sont-ils réellement utiles ? Quelle place accordent-ils au vivant, à l’organique ? La schématisation en arbre ou en arborescence est-elle réductrice lorsqu’il s’agit d’étudier l’humain et/ou les populations ? Qu’en est-il de l’applicabilité des arbres et des arborescences à grande échelle ? Quelle forme de systématisation mettent-ils en place, et que faire lorsque des cas spécifiques leur échappent ? D’autres schémas leur sont-ils superposables ? Les arbres et les arborescences s’accompagnent-ils de textes (lois, protocoles, règlements, recommandations ou autres) ? Ont-ils pour objectif de favoriser l’anticipation d’un évènement à venir ?

 

Les propositions de communication, d’une page maximum, doivent être envoyées avant le 30 mai 2018.

 

Contacts :

Naïs Virenque (Histoire de l’Art, des Sciences et des Techniques)

nais.virenque@univ-tours.fr 

Antoine Paris (Langue et Littérature grecques)

antoine7.paris@wanadoo.fr

Florian Violon (Anatomie et Cytologie pathologiques)

florian.violon.est@gmail.com

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